IRVE : signification, définition et règles à connaître avant d'installer une borne
Vous envisagez d’installer une borne de recharge électrique chez vous ?
Vous avez sûrement déjà croisé le sigle IRVE sur des devis, des fiches produits ou des sites d’installateurs… sans vraiment comprendre ce qu’il signifie.
Pourtant, comprendre ce qui se cache derrière ces quatre lettres est essentiel pour choisir une installation adaptée, respecter la réglementation et surtout, éviter de payer pour une borne surdimensionnée ou mal installée.
Dans ce guide, je vais vous expliquer simplement ce qu’est une IRVE, quand vous devez faire appel à un installateur qualifié et quelles normes votre installation doit respecter. Nous verrons également combien coûte l’installation d’une borne en 2026 et comment l’utiliser pour recharger votre voiture électrique.
L’IRVE résumée en 30 secondes
IRVE : ça veut dire quoi ?
IRVE signifie “Infrastructure de recharge pour véhicules électriques”.
Une IRVE, c’est quoi exactement ?
C’est l’ensemble des équipements qui permettent de recharger un véhicule électrique en toute sécurité : la borne, mais aussi le circuit électrique, les câbles, les protections et les éventuels systèmes de pilotage.
IRVE, borne, wallbox et point de recharge : quelles différences ?
- L’IRVE désigne l’installation complète
- La borne est l’appareil utilisé pour recharger le véhicule
- La wallbox est simplement une borne fixée au mur, généralement installée dans un garage
- Le point de recharge est la prise ou le connecteur auquel vous branchez votre voiture. Une borne peut donc proposer plusieurs points de recharge
Une IRVE ne se limite pas à une borne : que comprend l’installation au juste ?
Équipement, circuit et pilotage… je vous explique tout ce que vous pouvez retrouver dans une IRVE, si c’est essentiel et à quoi ça sert.
Quels équipements composent une installation IRVE domestique ?

| L’équipement d'une IRVE | À quoi ça sert ? | Est-ce essentiel ? | À quelle ligne cela correspond sur le devis ? |
|---|---|---|---|
| La borne de recharge ou wallbox | Elle communique avec la voiture et lui fournit l’électricité à la puissance autorisée par l’installation. | Oui | « Fourniture de la borne », « Wallbox » ou « Fourniture et pose de la borne ». |
| Le circuit électrique dédié | Il relie directement le tableau électrique à la borne. Il évite de partager le circuit avec les autres appareils de la maison. | Oui | « Création d’un circuit spécialisé », « Liaison électrique » ou « Tirage de câble ». |
| Les protections électriques | Elles protègent les personnes, la voiture et l’installation contre les défauts électriques, les surcharges et les courts-circuits. | Oui | « Disjoncteur », « Protection différentielle », « Module de protection » ou « Coffret de protection IRVE ». |
| La mise à la terre | Elle permet d’évacuer un courant de défaut et contribue à protéger les utilisateurs contre les risques d’électrisation. | Oui | Elle peut être comprise dans le contrôle de l’installation. Une ligne « Mise à la terre » ou « Reprise de terre » apparaît uniquement si des travaux sont nécessaires. |
| Le système de pilotage ou de délestage | Il adapte la puissance de la borne à la consommation de la maison pour limiter les risques de coupure et éviter une augmentation inutile de l’abonnement électrique. | Selon l’installation | « Délesteur », « Gestion dynamique de la puissance », « Module de pilotage » ou « Gestion énergétique ». |
| Le compteur ou capteur d’énergie | Il mesure les flux électriques de la maison. Il peut notamment aider la borne à utiliser le surplus produit par les panneaux solaires. | Selon les fonctionnalités | « Compteur d’énergie », « Smart Meter », « Capteur de consommation » ou « Pinces de mesure ». |
| Le câble de recharge Type 2 | Il relie la borne à la voiture. Il peut être attaché à la borne ou acheté séparément lorsque celle-ci possède simplement une prise. | Selon la borne | « Câble Type 2 » ou « Câble de recharge ». Il peut aussi être inclus dans le prix de la borne. |
| Le coffret électrique secondaire | Il accueille les protections lorsque le tableau principal manque de place ou lorsque la borne est installée loin de celui-ci. | Selon l’installation | « Coffret électrique », « Tableau divisionnaire » ou « Extension du tableau électrique ». |
| Le support de fixation ou pied | Il permet d’installer la borne lorsqu’aucun mur adapté n’est disponible, par exemple sur une place de stationnement extérieure. | Selon l’emplacement | « Pied de fixation », « Support mural », « Totem » ou « Génie civil » si une dalle ou une tranchée est nécessaire. |
| Le module de communication | Il connecte la borne à une application ou à un système de gestion par Wi-Fi, Ethernet, Bluetooth ou réseau mobile. | Optionnel | « Module de communication », « Passerelle », « Carte SIM » ou « Mise en service connectée ». Il peut être intégré à la borne. |
À quoi servent le circuit dédié et les protections électriques ?
Une borne de recharge ne fonctionne pas comme un appareil électrique ordinaire. Elle va demander beaucoup de puissance pendant plusieurs heures : elle doit donc posséder son propre circuit, directement relié à votre tableau électrique.
Ce circuit dédié est accompagné de plusieurs protections, chacune avec un rôle bien précis :
- Le disjoncteur : protège le câble et l’installation contre les surcharges et les courts-circuits
- La protection différentielle : coupe l’alimentation lorsqu’elle détecte une fuite de courant susceptible de mettre une personne en danger
- La mise à la terre : dirige le courant de défaut vers la terre et permet aux protections de réagir correctement
Ce n’est pas seulement une recommandation. L’article 23 du décret relatif aux IRVE impose un circuit spécialisé pour chaque point de recharge, ainsi qu’un dispositif différentiel dédié d’une sensibilité maximale de 30 mA.
Attention toutefois :
le type de protection, le calibre du disjoncteur et la section des câbles ne sont pas identiques pour toutes les bornes. Ils doivent être déterminés selon la puissance choisie, l’installation électrique du logement et les recommandations du fabricant.
Quel est le rôle du pilotage et du délestage ?
Le pilotage permet de choisir quand votre voiture se recharge et à quelle puissance.
Vous pouvez, par exemple, programmer la recharge pendant les heures creuses ou la réduire lorsque d’autres appareils consomment beaucoup d’électricité.
Le délestage dynamique va encore plus loin : il surveille en temps réel la consommation de votre logement et adapte automatiquement la puissance envoyée à la voiture.
Prenons un exemple concret.
Votre voiture est en charge pendant que votre chauffe-eau et vos plaques de cuisson fonctionnent. Si la consommation totale risque de dépasser la puissance de votre abonnement, le système réduit temporairement la recharge de la voiture. Il lui redonne ensuite plus de puissance dès que les autres appareils s’arrêtent.
Cela permet de limiter les coupures et peut aussi vous éviter de souscrire à un abonnement électrique plus puissant (et donc plus cher).
Attention, toutes les formes de pilotage ne proposent pas les mêmes fonctions :
- La programmation horaire déclenche la recharge à des heures définies
- L’application mobile permet de lancer, arrêter ou programmer la recharge à distance
- Le délestage dynamique adapte la puissance selon la consommation réelle du logement
- La gestion du surplus solaire augmente ou réduit la recharge selon l’électricité disponible grâce aux panneaux photovoltaïques
Une borne pilotable depuis une application ne possède donc pas forcément un véritable délestage dynamique. Pour cela, elle doit pouvoir recevoir les données du compteur ou d’un gestionnaire d’énergie.

Normes IRVE : l’essentiel à savoir pour éviter les problèmes
Quand on parle de « norme IRVE », on imagine un document unique qui réunit toutes les règles.
En réalité, votre installation devra respecter trois niveaux d’exigences :
- les textes réglementaires, qui définissent les obligations légales
- les normes électriques, qui expliquent comment concevoir et sécuriser l’installation
- les prescriptions du fabricant, qui précisent comment installer correctement la borne choisie
Mais ne vous inquiétez pas, je vous explique tout ça facilement, sans faire chauffer votre cerveau.
Existe-t-il vraiment une seule norme IRVE ?
Non, il n’existe pas une unique « norme IRVE » qui répondrait à toutes les situations.
Plusieurs textes interviennent, chacun avec un rôle différent :
| Niveau | Ce qu’il encadre | Qui doit principalement le vérifier ? |
|---|---|---|
| Textes réglementaires | Les obligations légales, la qualification de l’installateur et la configuration du point de recharge | Le propriétaire et l’installateur |
| Normes électriques | La conception du circuit, les protections, le câblage et les règles de sécurité | L’installateur |
| Notice du fabricant | Les conditions propres à la borne : raccordement, réglages, protections complémentaires et environnement d’installation | L’installateur et l’utilisateur |
Pour une installation domestique, la référence à connaître absolument est la NF C 15-100, avec une partie consacrée à l’alimentation des véhicules électriques : la NF C 15-100-7-722. Elle traite notamment du circuit spécialisé et des règles de conception de l’installation.
Le bon réflexe : demander à l’installateur quelles références réglementaires et normatives il applique à votre projet.
Type 2 ou Type 2S : que faut-il prévoir en France ?
Le Type 2 et le Type 2S sont souvent confondus, alors qu’ils ne désignent pas exactement la même chose :
- Le Type 2 correspond à la forme et aux caractéristiques de la connexion utilisée pour la recharge
- Le Type 2S désigne un socle Type 2 équipé d’obturateurs de sécurité. Ces obturateurs empêchent l’accès direct aux contacts électriques lorsque la prise n’est pas utilisée
En France, le décret relatif aux infrastructures de recharge prévoit qu’un point de recharge normale en courant alternatif dispose au minimum d’un socle ou d’un connecteur Type 2 conforme à la NF EN 62196-2.
La présence d’obturateurs fait partie des exigences françaises concernant la recharge normale sur socle. L’AFNOR confirme d’ailleurs leur maintien dans la partie NF C 15-100-7-722 publiée en 2024.
Je vous recommande donc d’opter pour le type 2S !
Cela ne signifie pas pour autant que l’étiquette « Type 2 » suffit pour juger une borne conforme.
Vous devez choisir en fonction de sa configuration :
- une borne avec une prise sur laquelle vous branchez un câble amovible
- une borne équipée d’un câble attaché en permanence
- la version du produit destinée au marché français
- les prescriptions applicables au bâtiment concerné
En pratique :
avant l’achat, vérifiez que la documentation mentionne clairement la conformité aux exigences françaises. Une simple photo du connecteur ou la mention « compatible Type 2 » ne suffit pas.
Quelles protections et vérifications sont essentielles pour votre borne ?
Une borne peut demander une puissance importante pendant plusieurs heures. C’est précisément pour cette raison qu’elle ne doit pas être traitée comme un appareil électroménager classique.
L’article 23 du décret du 12 janvier 2017 impose notamment un circuit spécialisé pour chaque point de recharge ainsi qu’une protection différentielle dédiée d’au plus 30 mA.
Voici les principaux points à contrôler :
| Point à vérifier | Risque évité | Preuve ou information à demander |
|---|---|---|
| Circuit électrique dédié | Surcharge d’un circuit partagé avec d’autres appareils | Ligne distincte sur le devis et dans le tableau électrique |
| Protection contre les surintensités | Échauffement du câble ou court-circuit | Référence et calibre du disjoncteur prévu |
| Protection différentielle dédiée | Risque d’électrisation en cas de fuite de courant | Type et sensibilité du dispositif différentiel |
| Mise à la terre | Maintien d’une tension dangereuse sur un équipement défectueux | Vérification de la terre lors de l’installation |
| Section et longueur du câble | Échauffement du câble et chute de tension | Section calculée selon la puissance, la longueur et le mode de pose |
| Protection contre l’environnement | Infiltration d’eau, poussière ou choc mécanique | Indices IP et IK adaptés à l’emplacement |
| Réglage de la puissance | Dépassement de la puissance disponible dans le logement | Réglage indiqué dans le compte rendu de mise en service |
Il n’existe toutefois pas un calibre de disjoncteur ou une section de câble valable pour toutes les bornes. Le dimensionnement dépend notamment de la puissance, du raccordement monophasé ou triphasé, de la longueur du câble, de son cheminement et des protections déjà intégrées dans l’appareil.
Méfiez-vous donc des listes d’équipements toutes faites. La bonne protection est celle qui correspond à la fois à la borne, au logement et aux prescriptions du fabricant.
Prise domestique, prise renforcée et borne : quelles différences de sécurité ?
Installer une borne n’est pas toujours indispensable.
Tout dépend de la fréquence de recharge, du nombre de kilomètres parcourus et du temps dont vous disposez pour récupérer l’autonomie nécessaire.
| Solution | Usage le plus adapté | Ce qu’il faut retenir côté sécurité |
|---|---|---|
| Prise domestique classique | Recharge occasionnelle ou solution de secours | Recharge lente, intensité limitée et état du circuit à vérifier |
| Prise renforcée dédiée | Petits trajets quotidiens ou véhicule hybride rechargeable | Prise conçue pour des charges répétées, avec circuit et protections adaptés |
| Borne de recharge | Recharge régulière d’un véhicule électrique | Circuit dédié, puissance supérieure possible et fonctions de pilotage selon le modèle |
Contrairement à une idée fréquente, la recharge sur une prise domestique n’est pas systématiquement interdite. Pour certaines installations résidentielles privées d’une puissance inférieure ou égale à 3,7 kW, la loi française autorise l’utilisation d’une prise de Type E adaptée.
Sur une prise ordinaire, le dispositif de recharge du véhicule doit toutefois limiter l’intensité à 8 A, soit environ 1,8 kW sous 230 V.
La prise renforcée offre une solution intermédiaire. Elle est conçue pour supporter plus sereinement des recharges longues et répétées, mais elle reste généralement moins rapide qu’une borne et n’intègre pas forcément de pilotage dynamique.
La borne devient surtout intéressante lorsque la recharge est fréquente, que la voiture doit être rechargée au maximum chaque nuit ou que vous souhaitez adapter automatiquement la puissance à la consommation du logement.
À retenir :
une prise renforcée correctement installée peut être plus sûre qu’une borne mal raccordée. Le choix de l’équipement compte, mais la qualité de l’installation reste déterminante.
Quand faut-il obligatoirement faire appel à un installateur qualifié IRVE ?
Dans la continuité des normes, il existe certaines règles qu’il faut respecter.
Connaître ces règles vous permettra de savoir quand vous devez faire appel à un expert… mais ne vous inquiétez pas, ce n’est pas aussi compliqué qu’il n’y paraît !
La règle des 3,7 kW à connaître absolument
C’est un chiffre important à connaître pour votre installation car l’article D.353-2 du Code de l’énergie prévoit une exception à l’obligation de qualification IRVE pour certaines installations d’une puissance totale inférieure ou égale à 3,7 kW.
Cette exception concerne notamment les installations situées dans un bâtiment d’habitation privé ou dans l’une de ses dépendances.
Qu’est-ce que ça veut dire concrètement ?
Tout d’abord, le texte parle de puissance totale de l’infrastructure. Si vous installez plusieurs points de recharge de 3,7 kW et que leur puissance cumulée dépasse ce seuil, l’exception ne s’applique plus.
Ensuite, être dispensé de qualification IRVE ne signifie pas que n’importe qui peut intervenir sur l’installation électrique. Le Code de l’énergie demande que les points de recharge soient installés par des professionnels habilités.
Le Code du travail précise également que les opérations électriques doivent être réalisées par des travailleurs habilités.
Enfin, l’emplacement et l’usage de la recharge doivent être pris en compte :
- Dans une maison individuelle : une recharge limitée à 3,7 kW et réservée à un usage privé peut entrer dans l’exception. Au-dessus de 3,7 kW, l’intervention d’un expert IRVE devient obligatoire.
- Dans un garage privé dépendant du logement : la même exception peut s’appliquer si la puissance totale ne dépasse pas 3,7 kW et que l’installation n’est pas accessible au public.
- Dans un parking d’entreprise : une borne dédiée à la recharge ne bénéficie pas automatiquement de l’exception prévue pour les habitations privées. Il faut faire vérifier la situation par un professionnel.
- Pour une borne accessible à des clients, visiteurs ou autres utilisateurs : il ne faut pas considérer l’exception comme acquise, même à faible puissance.
Dans la plupart des projets domestiques équipés d’une borne de 7,4 kW, 11 kW ou 22 kW, la question ne se pose donc pas : l’entreprise chargée des travaux doit posséder une qualification IRVE adaptée.
Comment vérifier qu’une entreprise possède la bonne qualification ?
Un logo IRVE placé sur un site, un devis ou un véhicule n’est pas une preuve suffisante.
Voici les choses que vous pouvez vérifier en quelques minutes auprès de votre installateur :
- Demandez-lui son certificat complet, et pas seulement une capture du logo IRVE
- Comparez la raison sociale et le numéro SIREN avec les informations présentes sur le devis
- Vérifiez la date de validité du certificat
- Contrôlez le domaine et l’indice de qualification, afin de vous assurer qu’ils correspondent à votre installation
- Recherchez directement l’entreprise dans l’annuaire de l’organisme ayant délivré la qualification
- Demandez une attestation d’assurance à jour couvrant les travaux proposés
Qualifelec propose aussi une carte des entreprises qualifiées IRVE.
Faites particulièrement attention aux entreprises qui utilisent la qualification d’un partenaire ou d’un sous-traitant. Si ce dernier réalise effectivement les travaux, son identité et son rôle doivent être clairement indiqués.
Comprendre les niveaux de qualification IRVE
Vous n’avez pas besoin de connaître en détail le parcours de formation de votre électricien. En revanche, vous devez vérifier que le périmètre de sa qualification correspond à votre projet.
Deux notions sont souvent mélangées :
- P1, P2 et P3 désignent généralement des niveaux de formation suivis par les référents techniques
- IRVE1, IRVE2 ou IRVE3 peuvent désigner les indices inscrits sur le certificat de qualification de l’entreprise
Les intitulés exacts peuvent varier selon l’organisme de qualification. Chez Qualifelec, par exemple, la nomenclature actuelle distingue notamment :
- IRVE1 : installations dont la puissance maximale appelable est inférieure ou égale à 36 kVA
- IRVE2 : installations d’une puissance supérieure à 36 kVA
- IRVE3 : stations de recharge en courant continu
- PIL : domaine complémentaire consacré au pilotage, notamment pour certaines installations communicantes inférieures ou égales à 36 kVA
Pour une borne domestique classique de 7,4 kW, 11 kW ou 22 kW, le périmètre correspondant à l’IRVE1 est généralement celui qu’il faut rechercher.
Si la borne communique avec un système de gestion énergétique, adapte sa puissance à la consommation du logement ou utilise le surplus d’une installation solaire, vérifiez également que l’entreprise maîtrise le pilotage et le paramétrage de ces fonctions.
Installation d’une borne IRVE : étapes, prix et aides de l’État

L’installation d’une borne se déroule généralement en six étapes :
Étape 1 : définir vos besoins
L’installateur prend en compte votre véhicule, vos kilomètres quotidiens et le temps disponible pour choisir une puissance adaptée.
Étape 2 : contrôler l’installation électrique
Il examine ensuite le tableau électrique, la mise à la terre, la puissance souscrite et la distance jusqu’à l’emplacement prévu.
Étape 3 : choisir la borne et son emplacement
Il choisit et vous propose une borne compatible avec le véhicule et son emplacement idéal chez vous.
Étape 4 : vous validez le devis
Le devis doit préciser le modèle de borne, les protections, la longueur du câble, les éventuelles modifications du tableau et la configuration du pilotage.
Étape 5 : installation du circuit et de la borne
L’installateur crée un circuit dédié, pose les protections électriques, fixe la borne et réalise son raccordement.
Étape 6 : configurer et tester l’installation
Il règle la puissance, configure le délestage ou l’application, puis réalise un premier essai de recharge. Pensez à récupérer la facture, la notice, les réglages et le compte rendu de mise en service.
Combien coûte une installation d’IRVE ?
Pour répondre à cette question, j’ai décidé d’analyser les prix du marché (Sept 2026), pour 3 types d’installation :
- premier prix
- moyen de gamme
- haut de gamme
Voici les prix auxquels vous pouvez vous attendre en moyenne :
| Poste de dépense | Installation premier prix | Installation au prix moyen | Installation haut de gamme |
|---|---|---|---|
| Configuration retenue | Borne 7,4 kW basique, fixée dans un garage à 5 mètres du tableau | Borne 7,4 kW connectée, délestage dynamique et 12 mètres de raccordement | Borne 22 kW premium, installation extérieure sur pied, 25 mètres de raccordement et tranchée |
| Borne de recharge | 520 € | 750 € | 1 400 € |
| Protections électriques dédiées | 180 € | 200 € | 350 € |
| Câble, gaine et accessoires de fixation | 100 € | 300 € | 750 € |
| Délestage et gestion de l’énergie | Non prévu | 200 € | 300 € |
| Pied et travaux de génie civil | Non nécessaire | Non nécessaire | 1 150 € |
| Main-d’œuvre, déplacement, réglages et mise en service | 450 € | 500 € | 850 € |
| Prix total tout compris | 1 250 € TTC | 1 950 € TTC | 4 800 € TTC |
Est-ce qu’il existe des aides pour l’installation d’IRVE ?
Oui, il en existe une : la prime Advenir.
Elle concerne les propriétaires, locataires ou occupants d’un logement situé dans un immeuble collectif.
Les bornes installées dans une maison individuelle ne sont pas éligibles.
Pour un point de recharge individuel, la prime finance 50 % du montant HT de la fourniture et de l’installation, dans la limite de 1 000 € par borne pour les dossiers signés depuis le 1er avril 2026.
Vous pouvez vérifier votre éligibilité sur le simulateur officiel Advenir. La demande doit passer par un installateur référencé par le programme, qui se charge généralement d’intégrer la prime au devis.
Si vous habitez en maison individuelle, la prime nationale directe n’est plus disponible : le crédit d’impôt de 500 € a été supprimé depuis le 1er janvier 2026. La TVA réduite à 5,5 % peut toutefois encore s’appliquer lorsque les conditions sont respectées.
Comment intégrer une borne IRVE à une installation solaire ?
En tant qu’expert du solaire chez Zendure, on se devait de faire une partie sur ce sujet, car oui, vous pouvez utiliser vos panneaux solaires pour recharger votre voiture électrique.
Comment ça marche ? À quoi faut-il faire attention ?
Je vous explique tout !
Peut-on réellement recharger une voiture avec son surplus solaire ?
Oui, et je vais vous l’expliquer à l’aide d’exemples concrets !
Pour réaliser mes trois cas pratiques suivants, on va partir des principes suivants :
- une voiture consommant 17 kWh/100 km
- une borne Zendure EVFlow AC de 7,4 kW
- une batterie SolarFlow 2400 AC+ chargée à 100 %
- une perte globale estimée à 15 % entre l’énergie produite ou stockée et celle réellement récupérée par la voiture
Voici combien de Km vous pourrez rouler avec votre voiture grâce à votre recharge solaire :
Cas pratique n°1 : la voiture recharge en plein soleil
Imaginons que les panneaux produisent 6 kW pendant trois heures et que la maison consomme 1,5 kW.
Le surplus solaire disponible est alors de :
6 kW – 1,5 kW = 4,5 kW
Sur trois heures, les panneaux peuvent fournir 13,5 kWh à la voiture. La batterie peut compléter cette production, mais elle ne pourra pas délivrer plus de 7,2 kWh pendant cette période :
2,4 kW × 3 heures = 7,2 kWh
| Configuration SolarFlow | Énergie fournie par la batterie | Énergie totale avant pertes | Autonomie récupérée estimée |
|---|---|---|---|
| 2,4 kWh | 2,4 kWh | 15,9 kWh | Environ 80 km |
| 5,28 kWh | 5,28 kWh | 18,78 kWh | Environ 94 km |
| 8,16 kWh | 7,2 kWh maximum | 20,7 kWh | Environ 104 km |
Dans ce scénario, une capacité supérieure à 8,16 kWh n’apporterait rien de plus pendant ces trois heures. C’est la puissance de sortie de 2,4 kW qui devient le facteur limitant.
Cas pratique n°2 : la production solaire varie dans la journée
Dans ce deuxième scénario, le surplus solaire oscille en fonction des passages nuageux. La voiture reçoit en moyenne 2 kW pendant quatre heures, soit 8 kWh d’énergie solaire.
La batterie intervient pour compléter la production et maintenir une recharge plus régulière.
| Configuration SolarFlow | Énergie fournie par la batterie | Énergie totale avant pertes | Autonomie récupérée estimée |
|---|---|---|---|
| 2,4 kWh | 2,4 kWh | 10,4 kWh | Environ 52 km |
| 5,28 kWh | 5,28 kWh | 13,28 kWh | Environ 66 km |
| 8,16 kWh | 8,16 kWh | 16,16 kWh | Environ 81 km |
Cas pratique n°3 : la voiture rentre après le coucher du soleil
La voiture arrive à 19 heures, lorsque les panneaux ne produisent pratiquement plus. La recharge repose alors sur l’énergie solaire stockée pendant la journée.
| Configuration SolarFlow | Énergie estimée reçue par la voiture | Autonomie récupérée estimée | Durée minimale de décharge à 2,4 kW |
|---|---|---|---|
| 2,4 kWh | 2,04 kWh | Environ 12 km | 1 heure |
| 5,28 kWh | 4,49 kWh | Environ 26 km | 2 h 12 |
| 8,16 kWh | 6,94 kWh | Environ 41 km | 3 h 24 |
Ces chiffres supposent que toute l’énergie disponible est réservée à la voiture. Dans la réalité, une partie de la batterie peut également alimenter le chauffage, l’éclairage ou les appareils de la maison.
La conclusion est assez simple : oui, il est possible de rouler grâce à son surplus solaire, mais le résultat dépend de la production photovoltaïque, de la capacité de stockage, de la durée de branchement et de la consommation du logement. La batterie ne produit pas d’énergie supplémentaire : elle permet surtout de conserver le surplus produit dans la journée pour l’utiliser au moment où la voiture est disponible.
Ce qu’il faut retenir avant d’installer une borne IRVE
Une IRVE ne se résume pas à une borne fixée au mur. Elle comprend également un circuit dédié, des protections électriques adaptées et, selon l’installation, un système de pilotage capable d’éviter les coupures ou une augmentation inutile de la puissance souscrite.
Pour une borne dépassant 3,7 kW, l’installation doit généralement être confiée à un professionnel qualifié IRVE. Avant de signer un devis, vérifiez sa qualification, les protections prévues, la puissance proposée et la compatibilité de la borne avec votre véhicule comme avec votre installation électrique.
Si vous possédez des panneaux solaires, une borne pilotable peut aussi utiliser votre surplus photovoltaïque. L’ajout d’une batterie permet de conserver cette énergie pour recharger la voiture le soir, mais son intérêt dépend de votre production, de vos horaires et de vos besoins quotidiens.
Prendre le temps de faire réaliser une étude technique et de comparer plusieurs devis reste le meilleur moyen d’obtenir une installation sûre, conforme et réellement adaptée à vos besoins.
FAQ : vos dernières questions sur l’IRVE
Une borne de recharge est-elle forcément une IRVE ?
Non, pas exactement. La borne est l’un des équipements de l’IRVE. L’IRVE désigne l’installation complète : borne ou prise, circuit électrique dédié, protections, câblage et éventuel système de pilotage.
Puis-je installer moi-même une borne de 7,4 kW ?
Non. En France, une borne de 7,4 kW doit être installée par un professionnel possédant une qualification IRVE adaptée. L’exception concerne certaines installations d’une puissance inférieure ou égale à 3,7 kW.
Le Consuel est-il obligatoire pour l’installation d’une borne de recharge à domicile ?
Non, pas systématiquement. Dans une maison individuelle, une borne domestique ne nécessite généralement pas d’attestation Consuel si l’IRVE reste sous 36 kW. En revanche, cette attestation est obligatoire dans un bâtiment d’habitation collectif, quelle que soit la puissance de la nouvelle IRVE.
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