Hausse du prix de l’électricité en 2026 : fin de l’ARENH, nouvelles taxes et solutions pour payer moins

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Le prix de l'électricité en 2026 s'annonce incertain avec la fin de l'ARENH. Notre guide détaille les prévisions, les causes de la hausse potentielle et les stratégies pour l'anticiper et protéger son budget.

La fin de l’ARENH en 2026 : un tournant majeur pour le prix de l’électricité

Le 1er janvier 2026 marque la disparition d'un pilier du marché électrique français : l'Accès Régulé à l'Électricité Nucléaire Historique (ARENH). En place depuis 2011, ce dispositif permettait aux fournisseurs alternatifs d'acheter de l'électricité nucléaire à EDF à un tarif fixe de 42 €/MWh, afin de favoriser la concurrence tout en laissant les prix pour les consommateurs.

Avec sa suppression, les fournisseurs devront s'approvisionner intégralement sur le marché de gros, où les prix sont par nature plus volatils et, selon la plupart des observateurs, structurellement plus élevés. Cette transition fondamentale fait peser un risque important de hausse des prix de l'électricité en 2026 pour les ménages, estimé par certaines analyses entre 19% et 250 € supplémentaires par an. Elle redéfinit complètement les règles du jeu et expose directement la facture du consommateur aux aléas des marchés internationaux.

Pourquoi l’ARENH disparaît en 2026 et ce que cela change pour les consommateurs

Pendant des années, l’ARENH a joué un rôle d’amortisseur entre le coût historique de production de l’électricité nucléaire en France et les fluctuations du marché. Ce dispositif offrait une certaine prévisibilité des prix. Sa disparition marque la fin de ce filet de sécurité. À partir de 2026, le prix du kWh reflétera davantage les conditions réelles d’achat sur les marchés de gros, dont les projections pour 2026 oscillent actuellement entre 70 et 117 €/MWh.

Cette transition s’inscrit dans le cadre fixé par la loi. L’objectif est de faire évoluer le marché vers un fonctionnement plus classique, où la concurrence repose sur la capacité des fournisseurs à sécuriser leurs approvisionnements et à développer des offres différenciantes, plutôt que sur l’accès à une électricité à prix régulé. En contrepartie, ce nouveau cadre fait peser une incertitude accrue sur les dépenses énergétiques des ménages.

Quel mécanisme après l’ARENH ? Les nouvelles règles de fixation des prix

Afin d’encadrer cette évolution et de limiter le risque d’une hausse brutale des prix, les pouvoirs publics, en lien avec la Commission de régulation de l’énergie (CRE), travaillent à la mise en place de nouveaux dispositifs. Le principal mécanisme envisagé est une forme de "contractualisation différée", où EDF proposerait à ses concurrents des contrats d'achat à long terme à un prix reflétant les coûts de production futurs du parc nucléaire rénové ("Grand Carénage").

L'objectif est de fournir une visibilité aux fournisseurs tout en assurant qu'EDF perçoive une rémunération suffisante pour financer les investissements indispensables dans ses centrales. La tarification de ces nouveaux contrats ainsi que leur impact final sur le tarif Bleu EDF 2026 et sur les offres du marché est l'un des grands enjeux des mois à venir.

💡 Conseil d'expert

Dans un contexte où les mécanismes de protection tarifaire tendent à disparaître, la meilleure “assurance prix” reste la maîtrise de sa propre production et de son autoconsommation. Des solutions comme le Zendure SolarFlow 2400 AC+, un système de stockage d’énergie, permettent de stocker l’électricité produite par les panneaux solaires pour une utilisation ultérieure. Mieux encore, la batterie peut se recharger automatiquement depuis le réseau lorsque les prix de l’électricité sont bas, voire négatifs, afin de maximiser les économies.

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TURPE 7 et fiscalité : les facteurs clés de l'augmentation

Même si le prix de l'énergie devait se stabiliser, deux réformes entrées en vigueur en 2025 continueront d'alourdir la facture en 2026 : la hausse du tarif d'acheminement (TURPE 7) et le retour de la fiscalité normale sur l'électricité.

L’impact du TURPE 7 sur l’acheminement et l’abonnement

Pour les particuliers, les principales évolutions se traduisent par une hausse de la part fixe de l’abonnement, pénalisant davantage les petits consommateurs, ainsi que par un renforcement des écarts tarifaires entre saisons et plages horaires, notamment en hiver. L’objectif est clair : encourager un meilleur étalement de la consommation aux heures de pointe. À plus long terme, la généralisation des heures creuses l’après-midi en été, prévue à partir de fin 2027, vise à mieux valoriser la production solaire.

Le retour de la TICFE à son niveau normal

La baisse exceptionnelle de la TICFE, mise en place pour amortir la crise énergétique, a pris fin fin 2025. En 2026, la taxe retrouve progressivement son niveau de référence, autour de 22,50 €/MWh, contre 1 €/MWh durant la période de soutien.

Combinée à l’entrée en vigueur du TURPE 7, cette normalisation fiscale constitue un facteur de hausse structurelle désormais acquis. Selon les estimations, elle peut se traduire par un surcoût annuel de 20 à 30 euros pour un foyer moyen, et davantage pour les gros consommateurs. Ces évolutions pèseront sur les factures de 2026, indépendamment des variations du prix de l’électricité sur les marchés.

Prévisions des prix pour 2026

Les projections pour l’année 2026 marquent une rupture avec les années de protection tarifaire. Contrairement à certaines rumeurs évoquant une baisse spectaculaire, l'analyse fondamentale des coûts de l'énergie et des décisions réglementaires pointe vers une stabilisation à des niveaux élevés, voire une hausse structurelle pour la majorité des ménages.

Une approche objective consiste à examiner les trois piliers qui composent le prix final payé par le consommateur : l'énergie, l'acheminement et la fiscalité.

La structure des coûts

Contrairement à une idée reçue, le prix de l'électricité ne dépend pas uniquement du coût de production de l'énergie. Une part significative de la facture couvre des coûts fixes et réglementés, qui constituent un "plancher" technique :

  • L'acheminement (TURPE 7) : Ce tarif, destiné à financer l'entretien et la modernisation des réseaux (Enedis et RTE), représente environ 4 à 5 centimes d'euro par kWh. Il s'agit d'une contribution indispensable pour garantir la sécurité d'approvisionnement.
  • La fiscalité (TICFE et TVA) : Avec la normalisation post-crise, l'accise sur l'électricité (TICFE) retrouve des niveaux standards (environ 2,2 à 3 centimes/kWh), auxquels s'ajoute la TVA de 20%.

L'analyse : En additionnant simplement ces coûts d'acheminement et de fiscalité, on constate qu'une base d'environ 8 à 10 centimes d'euro/kWh est presque incompressible, avant même d'ajouter le coût d'achat de l'électron lui-même. 

Les perspectives de marché : vers un nouvel équilibre?

Si l'on ajoute le coût de l'énergie (estimé entre 7 et 9 centimes/kWh selon les cours à terme EEX pour 2026 ), le prix de détail raisonnable se situerait dans une fourchette reflétant la réalité des coûts de production et de distribution.

Dans ce contexte, l'association UFC-Que Choisir a émis des projections basées sur un scénario prudent, envisageant une possible hausse de l'ordre de 19 % pour les tarifs réglementés, en raison notamment du rétablissement complet des taxes. Ce scénario rappelle l'importance pour les consommateurs de ne pas miser uniquement sur une hypothétique baisse des marchés, mais de se préparer à une stabilisation des prix à un niveau reflétant la "vraie valeur" de l'énergie décarbonée.

pièces et monnaies

Prix électricité 2026 : qui seront les ménages les plus touchés ?

Tous les foyers ne seront pas impactés de la même manière par la hausse du prix de l’électricité en 2026. Les ménages chauffés à l’électricité, notamment en maison individuelle, figurent parmi les plus vulnérables.

Les familles nombreuses, les habitations anciennes mal isolées et les foyers situés dans des zones climatiques froides verront leurs factures augmenter plus fortement. À l’inverse, les petits logements urbains bien isolés amortiront mieux le choc tarifaire.

Les ménages modestes risquent également d’être plus exposés, car ils disposent souvent de moins de leviers pour investir dans des solutions de réduction de consommation. C’est pourquoi l’anticipation devient essentielle pour préparer son budget et explorer les solutions disponibles.

3 stratégies concrètes pour réduire sa facture en 2026

Stratégie 1 : optimisation contractuelle et ajustement de la puissance (kVA)

Beaucoup de foyers paient encore pour une puissance souscrite trop élevée. Réduire son abonnement de 12 kVA à 9 kVA, par exemple, peut générer des économies immédiates sans changer ses habitudes.

Comparer régulièrement les offres, suivre l’évolution du tarif bleu 2026 et ajuster ses options (heures pleines / heures creuses) permet aussi de limiter l’impact de la hausse.

Stratégie 2 : rénovation énergétique et pilotage intelligent du chauffage

L’isolation reste le levier le plus efficace sur le long terme. Une meilleure isolation thermique réduit la dépendance au chauffage électrique qui est le poste le plus coûteux.

En complément, les thermostats connectés et les systèmes de pilotage intelligent permettent d’adapter la consommation aux besoins réels, sans perte de confort. Ces solutions offrent des économies mesurables dès la première année.

Stratégie 3 : l’autoconsommation solaire avec stockage pour s’affranchir du réseau

L’autoconsommation solaire s’impose comme une réponse directe à la hausse des prix. Produire et consommer sa propre électricité permet de réduire drastiquement la part achetée au réseau, donc l’exposition aux hausses futures.

Parmi les solutions accessibles, le Zendure SolarFlow 2400 AC+ se distingue comme une option particulièrement intéressante :

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Ce type de solution permet de sécuriser une partie de sa consommation face à l’augmentation du prix de l’électricité, tout en gagnant en autonomie énergétique.

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Conclusion

L’année 2026 s’annonce comme un tournant pour le marché de l’électricité en France. Entre la fin de l’ARENH, le TURPE 7 et le retour des taxes, la hausse du prix de l’électricité 2026 semble inévitable. Toutefois, subir n’est pas la seule option.

En comprenant les mécanismes à l’œuvre et en mettant en place des stratégies adaptées comme l’optimisation contractuelle, la rénovation énergétique ou l’autoconsommation solaire, il est possible de limiter, voire de neutraliser, l’impact de cette hausse. Anticiper dès maintenant reste la meilleure arme pour sécuriser votre pouvoir d'achat énergétique de demain.

FAQ

Quel est le nouveau prix d’électricité en février 2026 ?

À partir de février 2026, les tarifs réglementés de l’électricité s'établissent à 0,1940 €/kWh en option Base et à 0,2065 € (Heures Pleines) / 0,1579 € (Heures Creuses) pour l'option HPHC, tandis que l'option Tempo subit une hausse moyenne de 8,1 % TTC sur l'ensemble de ses créneaux horaires.

Est-ce que l’électricité va augmenter en 2026 ?

Oui, une hausse est attendue, liée à la fin de l’ARENH, au TURPE 7 et au retour de la TICFE à son niveau normal. Toutefois, un modèle basé sur la méthodologie officielle (CRE) prévoit au contraire une baisse significative du prix du kWh. Le tarif définitif sera connu au cours de l’année 2026.

Qu’est-ce qui va augmenter en 2026 ?

Le prix du kWh, la part fixe de l’abonnement et les taxes (TICFE).

Quel sera le prix de l’électricité dans 10 ans ?

Impossible de le prévoir avec précision ; il dépendra de l’évolution des marchés, des investissements dans le nucléaire et des politiques énergétiques.


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