Pourquoi votre batterie Zendure rend-elle moins d'énergie en hiver ?

Zendure SolarFlow 2400 AC+ installé à l'extérieur d'une maison en hiver

Décembre, ciel gris. Vous ouvrez l'application Zendure et vous lisez : 1,5 kWh chargés dans la journée, 0,8 kWh rendus le soir. Où est passé le reste ?

Rassurez-vous, votre batterie n'est pas en panne. En hiver, plusieurs petites pertes s'additionnent, et elles pèsent plus lourd qu'en été car la batterie manipule peu d'énergie. Je vous explique d'où elles viennent, combien elles coûtent vraiment et quels réglages permettent de les limiter.

En hiver, où passent les kWh que la batterie ne vous rend pas ?

Une batterie domestique ne rend jamais tout ce qu'elle reçoit. On mesure ça avec le rendement aller-retour : l'énergie rendue divisée par l'énergie chargée. En laboratoire, nos systèmes atteignent par exemple jusqu'à 93 % pour le SolarFlow 2400 AC et 90 % pour la série SolarFlow Mix.

Ces chiffres sont mesurés à bonne puissance. Pour comprendre comment on les obtient, lisez notre article sur le rendement d'une batterie solaire. En hiver, la vie réelle de la maison s'en éloigne, pour trois raisons.

Trois pertes qui s'additionnent : conversion, consommation propre, énergie renvoyée au réseau

  • La conversion : le courant change de forme pour entrer dans la batterie, puis pour en sortir. Chaque passage coûte quelques pour cent.
  • La consommation propre : l'électronique, le Wi-Fi et la surveillance des cellules tournent jour et nuit, même quand la batterie ne fait rien.
  • L'énergie renvoyée au réseau : pendant la recharge sur le surplus d'une autre installation, une petite marge part sur le réseau au lieu d'entrer dans la batterie.

En été, ces pertes passent presque inaperçues. En hiver, elles se voient, et c'est logique.

Pourquoi le même appareil rend 84 % en été et 76 % en hiver

Une partie des pertes est fixe. L'électronique consomme à peu près pareil, que la batterie déplace 5 kWh ou 500 Wh dans la journée. Quand l'énergie stockée fond, cette part fixe pèse donc beaucoup plus lourd.

En plus, l'hiver fait travailler la batterie à petite puissance : un petit surplus à midi, une petite consommation la nuit. Or c'est là que la conversion rend le moins bien. Un propriétaire d'Hyper 2000 qui suit ses chiffres dans Home Assistant le résume ainsi : « On reste autour de 80 % en moyenne sur l'année. En été, le rendement monte à environ 84 %, et en hiver, il descend à environ 76 %. »

Voyons chacune de ces pertes, et ce que vous pouvez y faire.

Application Zendure HEMS affichant l'énergie produite, stockée et consommée par la maison

Consommation en veille : l'énergie nécessaire au maintien de l'appareil en attente

Même sans charger ni décharger, votre batterie reste éveillée. Elle surveille le réseau pour savoir quand repartir et garde le Wi-Fi actif pour l'application. Son BMS, la carte électronique qui surveille les cellules, contrôle aussi en permanence leur tension et leur température.

Tout ça demande un peu d'énergie, jour et nuit. C'est ce qu'on appelle la consommation propre, ou consommation en veille.

Pourquoi c'est la batterie qui paie sa propre veille

Cette énergie est prise surtout dans la batterie. Le pourcentage baisse donc doucement, même quand l'application n'affiche ni charge ni décharge.

Nos modèles récents intègrent leur onduleur, l'appareil qui transforme le courant de la batterie en courant pour la maison. Sur les anciennes installations, cet onduleur était un boîtier séparé, et sa consommation n'apparaissait pas dans les chiffres de la batterie. Au total, la dépense est proche : elle se voit simplement au même endroit.

Combien ça coûte sur un hiver

Raccordés au réseau, nos appareils consomment environ 5 W en veille, et parfois seulement 3 à 4 W. Les relevés de propriétaires vont dans le même sens : sur une batterie d'environ 2 kWh, beaucoup constatent une baisse de 1 à 3 % par jour au repos.

Pour réaliser ce calcul :

  • consommation en veille : 5 W ;
  • durée : 24 h par jour, pendant 120 jours d'hiver ;
  • prix de l'électricité : 20,01 c€/kWh (option Base, au 1er août 2026).

La veille consomme 0,12 kWh par jour, soit 14,4 kWh sur l'hiver et environ 3 €. C'est peu. Un jour très gris, quand un kit de 800 W ne produit que 0,5 kWh, elle en absorbe environ un quart. Les autres jours, bien moins.

Ce n'est donc pas la veille raccordée au réseau qui pèse le plus. La vraie différence se joue sur la prise hors réseau.

La prise hors réseau en mode Normal : environ 20 à 25 W en continu

Sur les modèles équipés d'une prise hors réseau, comme les SolarFlow 2400 AC+, 2400 Pro et 800 Pro, cette prise propose trois modes : Normal, Éco et Off. En mode Normal, elle reste sous tension en permanence, même sans appareil branché. À vide, l'appareil consomme alors environ 20 à 25 W, soit quatre à cinq fois plus qu'en veille raccordée au réseau.

Un propriétaire qui utilise cette prise mesure la même chose : environ 20 à 25 W la nuit, soit 300 à 400 Wh par nuit en hiver. Sur 120 jours, ça fait 58 à 72 kWh, soit environ 12 à 14 € au prix de l'option Base. C'est la plus grosse consommation de veille que vous puissiez éviter.

Le mode Éco règle la question : si la prise reste sans charge pendant 2 heures, elle se met en veille. Et si vous ne l'utilisez pas du tout cet hiver, passez-la sur Off. Pour savoir quand cette prise vaut la peine, consultez notre guide de la batterie de secours pour la maison.

Une baisse de pourcentage n'est pas toujours une vraie consommation

Attention avant de conclure. Le pourcentage affiché est une estimation. Entre deux charges complètes, il peut se décaler de quelques points, puis se corriger d'un coup quand la batterie atteint 100 %.

Une batterie qui affiche 10 % de moins au réveil n'a donc pas forcément consommé 10 % pendant la nuit. Avant de mesurer quoi que ce soit, laissez-la se charger complètement une fois.

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Bon à savoir

La consommation en veille n'apparaît pas toujours dans les statistiques de l'application, qui peuvent afficher 0 kWh consommé. C'est normal : cette énergie fait tourner l'appareil, elle n'alimente pas la maison. Pour l'estimer, notez le niveau de charge juste après une charge complète, puis 24 heures plus tard, sans charge ni décharge entre les deux.

Conversion à faible puissance : pourquoi 150 W coûtent plus cher que 600 W

Deuxième source de pertes, et la plus sous-estimée : la conversion. Pour entrer dans la batterie puis en ressortir vers la maison, le courant passe par l'onduleur, qui change sa forme. Le rendement de cette conversion dépend de la puissance à laquelle la batterie travaille.

La raison est simple : l'onduleur a une consommation fixe tant qu'il tourne. Plus il fournit de puissance, plus cette part fixe devient petite, et meilleure est la conversion.

Pour l'exemple, prenons une part fixe de 25 W quand l'appareil fonctionne. C'est une valeur choisie pour illustrer le principe, pas une mesure d'un modèle précis :

  • à 600 W, ces 25 W représentent 4 % de la puissance fournie ;
  • à 300 W, ils représentent 8 % ;
  • à 150 W, ils montent à 17 %.

Vous l'aurez compris : la même conversion rend bien plus à 600 W qu'à 150 W.

Ce que l'on observe en pratique

Les onduleurs intégrés aux batteries plug and play perdent en rendement quand ils ne fournissent qu'une faible puissance, et c'est surtout vrai la nuit. À l'inverse, faire travailler l'onduleur à une puissance constante et adaptée évite ces chutes.

Les propriétaires qui mesurent leur appareil observent la même tendance. Le rendement progresse nettement jusqu'à quelques centaines de watts, puis se stabilise. En dessous, il recule vite.

À l'inverse, d'autres pertes grandissent avec la puissance. Plus le courant est fort, plus les composants chauffent, et cette chaleur, c'est de l'énergie perdue. C'est pour ça que le rendement ne monte pas sans fin : il finit par plafonner.

Un conseil en découle : quand vous chargez la batterie sur le réseau, évitez les faibles puissances et choisissez une puissance élevée. Vous limitez ainsi les pertes de conversion.

Chaque modèle a sa propre courbe, mais le principe reste le même : un appareil rend mieux quand il fournit une bonne part de sa puissance maximale.

Le talon nocturne, terrain le moins favorable

La nuit, la maison consomme peu mais en continu : frigo, box internet, appareils en veille. C'est ce qu'on appelle le talon de consommation, et il tourne souvent autour de 100 à 200 W.

C'est justement la zone où la batterie rend le moins bien. Si vous avez un contrat Heures Creuses ou Tempo, la nuit est aussi le moment où le réseau vend l'électricité au prix le plus bas. Laissez plutôt le réseau couvrir le talon nocturne, et gardez la batterie pour les pointes du soir et du matin.

Charger avec 50 W de surplus rapporte peu

La même logique vaut à la charge. Les petits surplus d'hiver, de l'ordre de 100 W à midi, entrent dans la batterie avec un rendement médiocre, puis ressortent le soir avec de nouvelles pertes. Ils restent utiles, mais ils rapportent moins que leur chiffre ne le laisse croire.

Et quand la batterie se recharge sur le surplus d'une autre installation, une partie de ce petit surplus ne l'atteint même pas.

Recharge sur surplus : pourquoi environ 50 W partent toujours sur le réseau

Cette troisième perte ne concerne qu'un cas : la recharge sur le surplus d'une autre installation, par exemple des panneaux de toiture avec leur propre onduleur. Votre compteur intelligent, comme le Smart Meter 3CT, mesure ce qui part vers le réseau, et la batterie récupère ce surplus par sa prise.

Une marge de protection, pas une anomalie

Dans ce cas, le système ne vise pas 0 W au compteur. Il laisse environ 50 W partir vers le réseau, et seul le surplus au-delà entre dans la batterie. Concrètement :

  • avec moins d'environ 50 W de surplus, la batterie ne se charge pas ;
  • avec 200 W de surplus, environ 50 W partent sur le réseau et 150 W vont dans la batterie ;
  • la marge reste présente tant que dure la recharge.

Cette marge est voulue. Le passage de la charge à la décharge actionne un relais, un interrupteur électrique interne. Sans marge, la moindre variation de consommation, comme le démarrage du frigo, ferait basculer la batterie sans cesse et userait ce relais. À la décharge, il n'y a pas cette marge : la batterie vise 0 W au compteur.

Ce que cette marge représente en hiver

Ce mode de recharge est pensé pour les grandes installations en toiture, qui dégagent souvent plusieurs centaines de watts de surplus. À 1 000 W de surplus, 50 W ne pèsent que 5 %. En hiver, le rapport change.

Pour réaliser ce calcul :

  • surplus disponible 4 heures par jour, pendant 60 jours d'hiver ;
  • marge renvoyée au réseau : 50 W ;
  • prix de l'électricité : 20,01 c€/kWh.

La marge représente au plus 0,2 kWh par jour, soit 12 kWh sur l'hiver et environ 2,40 € d'électricité non stockée. Le montant reste faible. Mais un jour où le surplus plafonne à 120 W, seuls 70 W entrent dans la batterie, à peine 60 % du surplus. Et si vous n'avez pas de contrat de vente, ces watts partent sur le réseau sans contrepartie.

Quel appareil Zendure perd le moins selon votre consommation

Toutes nos batteries n'ont ni la même architecture ni la même puissance. Le bon appareil, c'est celui dont la puissance correspond à ce que votre maison consomme vraiment, et qui fait faire le moins de détours à votre électricité.

Couplage AC ou entrée solaire directe : combien de conversions pour votre électricité ?

Une batterie à couplage AC se branche sur une prise et récupère le surplus côté maison. C'est le cas du SolarFlow 2400 AC+, qui n'a pas d'entrée pour les panneaux. L'électricité solaire change alors trois fois de forme : dans l'onduleur des panneaux, à l'entrée de la batterie, puis à la sortie vers la maison.

D'autres modèles, comme les SolarFlow 800 Plus, 800 Pro et 2400 Pro, ont des entrées MPPT. Le MPPT, c'est le régulateur qui tire le maximum de puissance des panneaux. Les panneaux branchés dessus chargent la batterie directement en courant continu : une conversion de moins, donc moins de pertes. Sur le 2400 Pro, l'efficacité de ce régulateur atteint 99,9 %.

Dimensionner la puissance sur votre talon, pas sur votre pic

Appareil Raccordement des panneaux Puissance vers la maison Pour quelle consommation en hiver ?
SolarFlow 800 Plus 2 entrées MPPT 800 W Petit foyer, talon de 100 à 300 W
SolarFlow 800 Pro 4 entrées MPPT 800 W Petit foyer, avec prise hors réseau
SolarFlow 2400 AC+ Aucune : surplus récupéré par la prise Jusqu'à 2 400 W avec raccordement dédié Grande installation en toiture, consommation du soir souvent au-dessus de 300 W
SolarFlow 2400 Pro 4 entrées MPPT, plus la recharge par la prise Jusqu'à 2 400 W avec raccordement dédié Panneaux à raccorder et consommation soutenue le soir

Comme vous pouvez le voir, un appareil plus puissant n'est pas meilleur en soi. Un modèle de 2 400 W qui fournit 150 W toute la nuit travaille loin de sa zone idéale, alors qu'un modèle de 800 W en est plus proche. À l'inverse, quand la maison tire 1 500 W au moment du repas, un modèle de 800 W plafonne.

SolarFlow 2400 Pro sur un balcon, raccordé aux panneaux solaires et à une prise de la maison

Moins d'appareils en marche, moins de pertes

Beaucoup de foyers ont plusieurs batteries, ajoutées au fil des saisons. En été, c'est un atout. En hiver, chaque appareil allumé ajoute sa propre consommation, alors que le surplus à stocker a fondu.

Plusieurs appareils dans un même HEMS se partagent la puissance

Le HEMS, c'est le système qui pilote vos batteries dans l'application. Quand plusieurs appareils y sont reliés, il répartit la demande à parts égales. Avec deux batteries et 600 W de consommation, chacune fournit 300 W. Avec trois batteries et un talon de 300 W, chacune ne fournit plus que 100 W.

Reprenons le même exemple, avec une part fixe de 25 W par appareil en fonctionnement :

  • trois appareils à 100 W chacun : 75 W de part fixe, soit 25 % de la consommation couverte ;
  • un seul appareil à 300 W : 25 W de part fixe, soit environ 8 %.

Sur une nuit d'hiver, la différence se compte en centaines de wattheures, pour la même consommation couverte.

Mettre un appareil en pause pour l'hiver

Si votre surplus d'hiver ne remplit même pas une seule batterie, vous pouvez garder un seul appareil actif et mettre les autres en pause jusqu'au printemps. L'appareil qui reste profite alors de tout le surplus, atteint plus souvent 100 % et travaille à une puissance plus confortable. Gardez-le branché : c'est lui qui conserve ses protections actives tout l'hiver.

Pour mettre un appareil en pause :

  • retirez-le du HEMS dans l'application ;
  • amenez sa batterie autour de 60 %, le niveau recommandé pour un stockage de longue durée ;
  • éteignez-le selon la procédure de votre modèle, puis débranchez-le ;
  • tous les trois mois, vérifiez son niveau et rechargez-le à 60 % si besoin.

Stockez-le dans un local sec et hors gel. Le froid a ses propres règles, que je détaille dans notre article sur la batterie solaire qui ne charge pas par temps froid.

Retirer des batteries d'extension

Même logique pour les batteries d'extension. Chacune possède sa propre électronique de surveillance. Si votre capacité dépasse largement ce que l'hiver vous permet de remplir, vous pouvez retirer une batterie d'extension, appareil éteint, et la stocker à 60 %.

Vous gagnez un second avantage : avec moins de capacité, la batterie atteint plus souvent 100 %. Son indicateur de charge reste donc plus juste.

Faire travailler la batterie aux heures de forte consommation

Dans les modes automatiques, la batterie suit la consommation au plus près : elle vise 0 W au compteur, quelle que soit la puissance demandée. Elle peut donc passer la nuit à fournir 120 W. En hiver, il peut être plus intéressant de concentrer la décharge sur les heures où la maison consomme beaucoup.

C'est le même principe que pour la conversion : l'onduleur rend mieux quand il travaille à une puissance stable et suffisante.

Choisir les bonnes plages avec TOU ou Personnalisé

Le mode TOU vous permet de découper la journée en tranches. Vous pouvez placer la décharge sur la pointe du soir, par exemple de 18 h à 22 h, quand la cuisson, l'éclairage et les écrans tournent ensemble. Le reste du temps, laissez la batterie en veille.

Le mode Personnalisé va plus loin : il fixe la puissance de décharge sur chaque plage. Choisissez une valeur un peu inférieure à ce que la maison consomme vraiment sur ce créneau. Si la batterie fournit plus que la maison ne consomme, l'excédent part sur le réseau.

Avec un contrat Heures Creuses ou Tempo, ce choix tombe bien : la nuit, le réseau est au prix le plus bas, et c'est là que la batterie rend le moins bien. Pour organiser toute la journée, lisez notre guide pour piloter votre batterie Zendure en hiver.

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Conseil d'expert

Avant de régler vos plages, regardez une semaine de consommation dans l'application. Repérez les heures où la maison consomme nettement plus que son talon, souvent entre la fin d'après-midi et le coucher. C'est sur ce créneau que chaque kWh stocké vous rend le plus.

Monter le seuil de décharge minimal

Le seuil de décharge, c'est le niveau de charge sous lequel la batterie ne descend plus pour alimenter la maison. En hiver, vous pouvez le remonter, par exemple entre 20 et 30 %. La batterie s'arrête alors plus tôt, au moment où la demande est la plus faible, et garde une réserve pour la pointe du matin ou une coupure.

Home Assistant pour un seuil en watts

Si vous utilisez Home Assistant, un logiciel de domotique, l'intégration Zendure permet d'aller plus loin. Certains propriétaires y créent une règle simple : la batterie ne se décharge que lorsque la maison demande plus d'une certaine puissance, par exemple 300 ou 400 W.

Mieux vaut qu'un seul système pilote la batterie. Si Home Assistant commande, retirez la batterie du HEMS dans l'application.

Mesurer le vrai rendement de votre installation

Avant de changer vos réglages, mesurez votre point de départ. Une seule journée ne dit pas grand-chose : selon le niveau de charge du soir, le même appareil peut sembler rendre très peu un jour, et beaucoup plus le lendemain.

Comparer sur un mois, entre deux charges complètes

Prenez une période d'au moins un mois, qui commence et se termine juste après une charge complète. Divisez l'énergie rendue sur cette période par l'énergie chargée. En partant et en finissant au même niveau, vous ne comptez pas comme perdue l'énergie restée dans la batterie.

Une prise connectée côté maison pour une mesure fine

Les statistiques de l'application suffisent pour suivre une tendance. Pour une mesure plus fine, branchez la batterie sur une prise connectée qui compte l'énergie dans les deux sens. Vous voyez alors ce qui entre et sort vraiment, veille comprise.

En hiver, un rendement autour de 75 % n'a rien d'anormal pour une batterie qui travaille à faible puissance. S'il reste nettement plus bas alors qu'elle charge et décharge à bonne puissance, contactez notre service client avec vos relevés.

Questions fréquentes

Ma batterie perd quelques pour cent par jour sans rien faire, est-ce normal ?

Oui. Raccordé au réseau, l'appareil consomme environ 3 à 5 W en veille pour son électronique, la surveillance du réseau et le Wi-Fi. Sur une batterie d'environ 2 kWh, ça fait quelques pour cent par jour. Si la baisse est bien plus forte, vérifiez d'abord que la prise hors réseau n'est pas en mode Normal, puis faites une charge complète pour recaler l'indicateur.

Faut-il débrancher sa batterie l'hiver pour éviter la veille ?

Pas si vous n'avez qu'un appareil. Branché, il garde ses protections actives : surveillance des cellules, chauffage quand il fait froid et recharge de protection si le niveau devient trop bas. Si vous avez plusieurs appareils, mettez en pause ceux dont l'hiver n'a pas besoin.

Les 50 W renvoyés au réseau sont-ils réglables ?

Aujourd'hui, non : cette marge est fixe. Elle ne concerne que la recharge sur le surplus d'une autre installation, et elle protège le relais qui fait basculer la batterie entre charge et décharge. Sur un hiver, elle représente quelques euros.

Recharger sur le réseau en hiver compense-t-il ces pertes ?

Rarement. Les pertes s'appliquent aussi à l'électricité achetée la nuit, et elles sont plus fortes à faible puissance. Seuls les gros écarts de prix, comme les jours rouges Tempo, les couvrent largement.

En hiver, chaque watt gaspillé compte plus que chaque kWh stocké

En hiver, votre batterie rend moins pour trois raisons : la veille qui tourne jour et nuit, la faible puissance qui fait chuter le rendement et la petite marge laissée au réseau pendant la recharge sur surplus. Aucune n'est une panne, et aucune ne coûte une fortune à elle seule.

Vous pouvez pourtant les réduire : la prise hors réseau en Éco ou sur Off, un seul appareil actif quand le surplus manque, une décharge regroupée sur la pointe du soir et un seuil de décharge remonté. Voilà, vous avez toutes les clés pour que chaque kWh stocké cet hiver vous serve vraiment.

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